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Adaptation en six plaques de verre de type Lapierre du conte populaire La Belle au bois dormant.
Les frères Lapierre mentionnent dans leur Catalogue n°1 les vues sur verre en bandes en peinture fine. Ce type de plaques possède la particularité d'être bordé par un papier vert, marque des Lapierre. Les motifs sont imprimés sur le verre avant d'être rehaussés de couleurs à la main. Ce type de plaque était très répandu et les six plaques ici présentées sont issues de cette production. Ces plaques correspondent aux plaques type Lapierre n°3, avec une hauteur avoisinant les 69 mm. Le Catalogue n°1 indique que ce type de plaques coûtait alors 4,20 francs la douzaine.
Nombre de plaques disponibles pour cette série : 6
Un roi et une reine organisent une fête somptueuse pour le baptême de leur fille, sous l'oeil bienveillant des fées marraines. Mais la fête est brusquement arrêté lorsqu'une vieille fée, qui n'a pas été invitée, lance un sort à l'enfant : elle mourra avant son seizième anniversaire par la piqure d'un fuseau. Les bonnes fées ne peuvent annuler le sort mais réussissent à le commuer en un sommeil de cent ans (plaque 1). Le roi interdit alors à quiconque d'avoir un fuseau. Les années passent jusqu'au jour où la princesse trouve une vieille femme filant au fuseau. A peine touche-t-elle le fuseau qu'elle tombe évanouie (plaque 2). La fée bienveillante de la princesse accoure à son secours dans un char de feu. Elle fait transporter la princesse dans un château entouré d'un bois impénétrable (plaque 3). Cent ans passent. Un vieillard apprend alors au fils d'un roi qu'une princesse dort depuis cent ans dans un château et que le fils d'un roi doit venir l'éveiller et l'épouser. Le prince trouve ce château et y pénètre au moment où le sort prend fin et la princesse s'éveille (plaque 4). Le prince et la princesse se marièrent et eurent deux enfants prénommés Jour et Aurore (plaque 5). Un jour, le prince est appelé à la guerre. Il amène la princesse et ses deux enfants au château de sa mère, qui est une reine-ogresse. Aussitôt son fils parti, la reine décide de faire cuisiner la princesse et les deux enfants. Mais le cuisinier s'y refusent. Il cache la princesse et ses deux enfants et les remplacent par une biche, un agneau et un chevreau pour tromper la méchante reine. La reine ayant découvert la supercherie va faire jeter la princesse, ses enfants et le cuisinier dans une fosse remplie de serpents, lorsque le prince arrive de la guerre. De dépit, elle s'y précipite elle-même (plaque 6).
Ce n'est pas la version de la Belle au bois dormant de Charles Perrault qui est ici adaptée par les Lapierre. Perrault dans les Contes de ma mère l'Oye (1697) arrête le récit au mariage de la princesse et du prince. Une version antérieure de ce conte populaire de Giambattista Basile est plus proche de ce qui est ici présenté. Dans le Soleil, la Lune et Thalie, extrait de son Pentamerone (1634), Basile propose une suite à l'histoire : la mère du prince tente de manger sa belle-fille et ses petits-enfants. Cette image de la belle-mère jalouse est souvent reprise dans les contes de fées.